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Biostimulant : une solution pour résister au stress hydrique
Un grand nombre de situations stressantes nuisent au développement et au rendement de vos cultures. Le stress hydrique, avec l’augmentation des périodes de sécheresses s’intensifient. Vos cultures sont directement impactées. Comment lutter efficacement contre le stress hydrique ? Quelles solutions existent ? L’apport de biostimulant comme la glycine bétaïne permet à vos cultures de mieux résister aux stress hydriques causées par la sécheresse, les températures extrêmes ou la salinité. En effet, l’action osmoprotectrice de biostimulants permet au végétal de maintenir son activité métabolique malgré le stress hydrique. Romain notre expert en biostimulants vous explique tout.
Biostimulant : quelle définition ?
Pour le Règlement Européen « un biostimulant des végétaux est un produit qui stimule les processus de nutrition des végétaux indépendamment des éléments nutritifs qu’il contient, dans le seul but d’améliorer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes des végétaux ou de leur rhizosphère :
- L’efficacité d’utilisation des éléments nutritifs
- La tolérance aux stress abiotiques
- Les caractéristiques qualitatives
La disponibilité des éléments nutritifs confinés dans le sol/rhizosphère Ainsi, les biostimulants permettent d’une part la stimulation de la germination et de la croissance racinaire. Leurs actions améliorent la photosynthèse et l’absorption des nutriments du sol, comme l’Azote ou le Phosphore. D’autre part, les biostimulants offrent une réduction des effets négatifs des facteurs de stress abiotiques : sécheresse, chaleur, froid, salinité, oxydation, stress mécaniques ou chimiques.
Stress abiotique : quels impacts sur vos cultures ?
- Climatique : la sécheresse, la chaleur ou le gel
- Physique : désherbage mécanique, grêle, travaux
- Chimique : désherbage, cuivre, pollution atmosphérique
- Physiologique : déficiences ou carences, fertilité des sols, toxicités
Stress oxydatif et stress osmotique
Le stress oxydatif résulte d’une accumulation de composés toxiques dans la cellule de la plante. Cette dernière rééquilibre sa balance oxydative en produisant des molécules antioxydantes. Les dépenses énergétiques engendrées par ce rééquilibre se font au détriment d’autres fonctions. La croissance végétative ou racinaire s’arrête. La qualité et le rendement de vos récoltes diminuent.
Le stress osmotique est le résultat d’une transpiration du plant supérieure à son absorption en eau. La plante met alors en place des mécanismes d’adaptation au stress hydrique (ou salin) en contrôlant les stomates et en réduisant sa transpiration. La conséquence est une baisse de la photosynthèse, une perte de la croissance, du rendement et de la qualité des plants.
Les stress abiotiques ont donc des impacts importants sur le rendement de vos cultures. Ainsi, les pertes de rendement causées par les stress abiotiques peuvent atteindre jusqu’à 90% du rendement potentiel de la culture.
Biostimulants foliaires et photosynthèse
Une mauvaise photosynthèse impacte la croissance racinaire. Les végétaux sont donc plus sensibles au stress hydrique.
L’utilisation de biostimulant foliaires permet donc de soutenir ou d’optimiser la production des métabolites primaires. Ces molécules organiques sont directement impliquées dans la croissance, le développement, la reproduction… On retrouve les acides aminés, les lipides, les glucides et les acides nucléiques.
Les principaux facteurs qui peuvent réduire l’activité photosynthétique sont :
- Les déficits ou carences en nutriments : N, P, K, S, Mg, Fe, Mn… limitent la photosynthèse
- Les chocs climatiques : les températures extrêmes, le manque ou l’excès d’eau, le mauvais temps
- Les substances chimiques : certains herbicides, pesticides, métaux lourds…
- Les maladies et prédateurs : peuvent endommager directement les membranes des chloroplastes
Quelques facteurs influençant la présence de précurseurs d’arômes
L’apport de solutés compatibles, comme la glycine bétaïne, favorise la résistance des végétaux au stress hydrique.
En effet, la glycine bétaïne est un composé organique, naturellement synthétisée par les végétaux, à partir de l’acide aminé Glycine et d’un alcool (triméthyle). Cette biosynthèse intervient notamment en condition de stress hydrique, cet osmolyte permet de maintenir la balance hydrique par ajustement osmotique.
En situation de « sécheresse », pour que la plante puisse absorber l’eau du sol, son potentiel hydrique doit être plus négatif que celui du sol, elle va donc accumuler dans ses cellules la glycine Bétaïne (ou autres solutés) afin d’abaisser son potentiel hydrique. Ainsi, la plante augmente son pouvoir de succion de l’eau et des nutriments. Les cellules possèdent une meilleure capacité de rétention de l’eau. Les membranes cellulaires se stabilisent. La plante maintien son métabolisme en période de stress hydrique.
Un apport exogène de Glycine Bétaïne permet un gain énergétique pour le végétal, qui doit habituellement dépenser de l’énergie pour en synthétiser (AA, enzyme, énergie…)